Mon mari, le premier roman de Maud Ventura, était le dernier des six livres achetés lors de l’édition 2024 de Livres dans la boucle qu’il me restait à lire. Et comme je voulais quelque chose de léger avant de me replonger dans Ulysse, je n’ai pas hésité longtemps à concilier plaisir et statistiques.
Lors de cette édition du festival littéraire bisontin, la sémillante autrice venait de sortir son second roman et je garde un très agréable souvenir de notre échange qui a été des plus plaisants. Je me souviens notamment avec amusement de l’expression de son visage lorsque, me demandant si je travaillais dans l’édition après lui avoir glissé que je lisais entre 80 et 100 romans par an, je répondais par la négative, précisant que je lisais uniquement pour le plaisir. Et oui Maud, je suis une espèce rare 😆
Et du plaisir j’en ai pris en lisant Mon mari. Dans ce roman, Maud Ventura s’amuse à construire un personnage de femme délicieusement excessive, où la caricature n’est pas gratuite mais au service du propos de l’autrice qui cherche à parler du couple et de ses travers, et notamment de la dépendance affective. Avec talent, elle déconstruit les schémas patriarcaux en prenant le contrepied des récits mettant en avant des héroïnes fortes, libres et indépendantes. Le tout avec un humour mordant qui permet au récit d’être tout à la fois léger et prenant. Un premier roman parfaitement maîtrisé.