"When is a monster not a monster ? Oh, when you love it", cite délicieusement l'autrice, dont la passion pour l'horreur, les succubes vengeresses et les vampires déshydraté-e-s prend racine dès l'enfance. Car au-delà du cliché, l'horreur est un exutoire, une violence contrôlable par l'attribution logique d'un début et d'une fin connues ; à la fois source de fantasmes et refuge pour nos propres monstres, elle déborde des écrans pour nous flanquer des peurs indélébiles... Bref, avec Monstrueuse, on (re)découvre l'horreur comme la face cachée de la lune, promenade entre rubalises où tout se dévore. MIAM