Classique, ou plutôt habituel : pas le premier roman sur la prison et sa violence, mais au moins, ici, la violence est globale (c’est un système) et n’est pas vraiment incarnée : les gardiennes ne font que passer, et les co-détenues n’apparaissent quasiment pas.
Le milieu de l’ultra-gauche un peu rêveuse un peu utopiste un peu rave peut faire lever les yeux au ciel. Le récit avec plusieurs lignes temporelles qui n’avancent pas à la même vitesse surprend au début mais sert bien l’histoire.
Classique donc, mais terriblement poignante, cette histoire d’amour inachevée (a-t-elle commencé ?). Car c’est finalement plus une histoire d’amour impossible qu’un polar, et c’est la force de ce livre.