L'année 2026 commence sous le signe de la découverte avec la plume d'Émilie Chani. Grâce à un service presse, j'ai pu découvrir son roman Obsessions, et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'entrée en matière est percutante. Tout commence par la découverte d'une scène de crime à la mise en scène si soignée que le commandant Victor Dufresne comprend immédiatement : il n'a pas affaire à un meurtrier ordinaire.
Le récit est profondément poignant. Il retrace le destin brisé d'une enfant frappée par les drames, perdue dans un monde sans pitié jusqu'à une rencontre qui semble salvatrice... du moins en apparence. En parallèle, nous suivons Dufresne, un enquêteur marqué par le deuil. Si le cliché du policier asocial par la perte de sa femme est un classique du genre, l'autrice apporte ici de jolies nuances grâce à des personnages secondaires aux intérêts parfois troubles, dépassant le simple cadre de l'enquête.
L'intrigue est un véritable mécanisme d'horlogerie :
- Un rythme soutenu : Les meurtres s'enchaînent, chacun porteur d'un sens profond.
- Un virage inattendu : À mi-parcours, le récit prend une tournure que je n'avais pas vue venir, relançant totalement la dynamique.
- Une thématique forte : Le roman explore avec brio l'emprise mentale et la manière dont les traumatismes d'enfance dictent des trajectoires de vie irréversibles.
En refermant ce livre, on réalise avec effroi que la frontière entre la victime et le bourreau est parfois d'une finesse infime. Émilie Chani analyse l'influence de l'histoire familiale sur nos comportements avec une justesse psychologique qui m'a totalement convaincue. C’est une excellente lecture qui marque l'arrivée d'une autrice à suivre de très près !
Verdict : Un thriller psychologique qui bouscule, interroge sur la fragilité de nos existences et ne vous lâche qu'à la dernière page. Une très belle réussite.