Je suis un peu gêné avec ce roman. C'est écrit sans prétention et si je ne trouve pas là un style remarquable, je dois reconnaître que lors de certains passages, trop rares, Clémentine Celarié semble enfin se lâcher à de brillantes envolées très jolies et inspirées. Cependant pour l'essentiel je pense que je ne suis pas très réceptif au sujet du roman proprement dit. Le problème c'est donc moi : probablement pas assez nostalgique alors que tout ici transpire un rêve absolu de famille nombreuse et de retour aux sources, très typé veillée au coin du feu chez les Ingalls. Ce n'est pas grave car on sent l'auteur sincère et investie d'une volonté puissante de montrer les travers de la société actuelle et le délitement des liens familiaux. Le, c'était mieux avant, et le c'était le bon vieux temps. Le propos est souvent naïf, mais probablement pas dupe pour autant. Ce huis clos s'intéresse moins à la résolution du problème de l'enfermement qu'à la presentation de cette famille décomposée mais bizarrement réunie pour l'occasion. On y suit l'évolution des relations entre frères et soeurs, parents et enfants. Couple séparé en voie de rabibochage. Je suis également passé complétement à côté du dénouement lui même. Là encore on s'en sort par une vision imagée et onirique. Mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit..."On s'aimera" est loin d'être un mauvais livre. Ce n'est pas mon style de littérature, c'est tout.