Si le reste du livre avait été écrit comme les 4 premières pages (surtout les trois premières), c'eût été un excellent livre. Non pour le thème, qui très honnêtement, n'est pas ce que j'ai envie de lire ; mais pour sa poésie.
Moix peut faire preuve d'un très belle sensibilité dans son écriture, bien que le "personnage" médiatique occulte tout cela, avec ses excès, son ton à claques, ou parfois, disons-le, sa connerie.
Cependant Moix, retombe très vite dans ses travers, une écriture qui manque d'équilibre, dans la recherche superlative de son vocabulaire, ses phrases parfois trop stéréotypées, voire même répétitives (que fait l'éditeur ? sur Paris il laisse passer à quelques phrases d'intervalles, des redondances qu'on ne laisserait passer à un élève de 6ème) On sent parfois le travail bâclé, de toute façon, avec quelque buzz de plateau télé, ça passera, ça vendra.
C'est dommage, en faisant trop, il se fait détester là où en faisant un peu moins, il pourrait être l'une des plumes les plus ciselées de ces dernières décades.
Finalement, ça devient rébarbatif, artificiel, et surtout grotesque.