Le narrateur évoque un trajet de nuit en train de Paris à Briançon, afin de gérer la succession de sa mère, soit en finalisant la vente de la maison de famille, un chalet en montagne. Cette expérience permet de décrire l'atmosphère de ce genre d'expériences, ce mélange d'intimité distante et de courtoisie feutrée. Cela permet d'évoquer les fantasmes et angoisses liés à ce type de transport.
Cette première partie m'est apparue agréable et me paraît utile, en ce qu'elle fait réfléchir sur un mode de locomotion en la matière, le défaut de pensée et d'investissement en la matière, alors que cela reste écologique.
Cette première partie m'a semblé réussie, et m'a fait remémorer d'agréables expériences, pour des destinations un peu plus lointaines. Je regrette juste une évocation de l'homosexualité du narrateur, le procédé devenant un tantinet lassant de la part de l'auteur.
Le second thème abordé est celui de l'accident et de sa gestion médiatique. Les réseaux sociaux s'emparent par voyeurisme des images des victimes, de manière anarchique et irrespectueuse, les médias tentant de réagir pour ne sembler à la peine. Mais cela fait réfléchir également sur des thèmes utiles.
Il s'agit surtout de dénoncer des mauvaises pratiques, la démarche est plutôt à aller ; n"anions, ce pan de narration charrie inévitablement une part de sensationnalisme qui laisse un goût âcre au travers de la gorge.
Beaucoup de choses se mêlent, des sujets pluriels et denses sont évoqués et font utilement phosphorer, malgré des effets quelque peu tape-à-l'oeil.