5
le 23 août 2023
SuivreCritique de Pars avec lui par Iaoranamoana
Un jour là romance saura écrire sans mettre en avant des relations problématiques. Mais pas aujourd'hui
L'enfer est pavé de bonnes intentions, tout comme la littérature grand public.
Le style d'écriture est digne d'une rédaction d'un élève de cinquième, dans le genre fayot qui voudrait émouvoir ses profs. Dans l'espoir d'une bonne note, notre jeune élève vient titiller la sensiblerie des chaumières. Un pompier qui tombe de 8 étages en sauvant un enfant africain. Une pauvre femme victime de violences conjugales. Un couple stérile. Une ado enceinte. Un papy et une mamie qui font naître une idylle à la maison de retraite. Et j'en passe, et des meilleures, attendez je vais me resservir un macaron... Ah oui, parce qu'il est question de macarons et de paris-brest aussi, et l'indigestion de lourdeurs n'est pas loin.
Parlons de Juliette. (Déjà, oser écrire un roman d'amour où les protagonistes se prénomment Roméo et Juliette, fallait le faire! D'où ma note de 2/10... J'ai salué l'audace de notre élève). Elle pourrait être attachante, mais sa faiblesse, son manque abyssal de discernement, sa mièvrerie empêchent toute identification à cette greluche pathétique, qui ne sort de sa léthargie que pour voler un bébé à la maternité, dans un accès de folie furieuse. Soit...
Evoquons le cas de Laurent, le mari. Agnès Ledig aurait pu dépeindre le harcèlement moral et la relation d'emprise de manière réaliste, si seulement elle avait pris en compte qu'un pervers narcissique souffle le chaud et le froid. Or dans le cas qui nous intéresse, le personnage est si odieux qu'il en devient caricatural, et c'est presque insultant pour les femmes ayant vécu une dépendance affective, car le tableau dépeint se résume à : "un homme rabaissant et cruel en permanence, une femme qui ne s'en rend même pas compte". L'auteur a bien assimilé ses cours théoriques de psycho,mais en pratique, la violence psychologique est beaucoup plus que complexe et insidieuse que "t'as pas fait les courses, femme indigne?".
Je ne parle même pas de Roméo, le mec au coeur fragile sous sa carapace, qui fera à coup sûr craquer toutes les lectrices fleur bleue.
Quant à l'ado dure et sensible à la fois, l'infirmier amoureux, la grand-mère perspicace et bienveillante... Allez, je me reprends un macaron.
Créée
le 5 mai 2016
Critique lue 1.2K fois
5
le 23 août 2023
SuivreUn jour là romance saura écrire sans mettre en avant des relations problématiques. Mais pas aujourd'hui
8
le 25 mars 2017
SuivreBien que la fin de l'histoire soit un peu prévisible, j'ai aimé ce livre pour le message qu'il transmet. Il nous décris l'engrenage qui mène Juliette à se faire dominer par son conjoint. Le schéma de...
4
le 16 oct. 2014
SuivreLes amateurs d'Agnès Ledig et des histoires où des personnes aux destins brisés se reconstruisent ensemble apprécieront peut-être ce livre. Pour ma part, peu sensible à tous ces bons sentiments...
8
le 15 août 2016
SuivreDans les premières minutes du film, on pense être face à une comédie romantique classique. Les suivantes montrent qu'il s'agit plutôt d'une comédie dramatique cruelle. On sait d'ores et déjà que...
9
le 5 mai 2016
SuivreIl y a les personnes pour qui tout semble simple, fluide et lumineux, évoluant dans le confort de la normalité, de cette conformité qu'on envie. Et puis celles qui restent dans l'ombre, qui observent...
7
le 28 mars 2016
SuivreSi on fait abstraction de l'ambiance eighties, du scénario simpliste, des longueurs parfois abyssales, et des profils psychologiques clichés (oui ça fait beaucoup...), ce film raconte simplement...