Fiche technique

Auteur :

Martine Sagaert
Genre : BiographieDate de publication (pays d'origine) : Parution France : juin 2006

Éditeur :

Le Castor Astral
ISBN : 9782859206574, 9782859206574, 9782737700118

Résumé · Lorsqu'il s'éteint le 22 février 1956, à l'âge de 84 ans, Paul Léautaud est riche et célèbre. Il a notamment enfanté un monstrueux Journal littéraire de plus de 7.000 pages. Il agaçait les uns, fascinait les autres, mais ne laissait personne indifférent. De tous les visages qu'il s'était composés, lequel privilégier ? Qui était-il vraiment ? Un défenseur acharné de la cause animale ? L'âme du Mercure de France ? Celui par qui le scandale arrive ? Une langue de vipère ? Martine Sagaert a mené l'enquête.Martine Sagaert est professeur de littérature contemporaine à l'Université Michel de Montaigne, à Bordeaux. Elle est spécialiste d'André Gide et de Paul Léautaud.Extrait du livre:Extrait de la préface de Philippe Delerm :Léautaud parlait comme il écrivait. C'est même devenu pour lui la seule définition du bon style - la rapidité, le naturel, la vivacité de la conversation. Et surtout, pas de littérature ! Littérature. Léautaud ne trouvait à ce mot que des connotations péjoratives. Littérature, à ses yeux, c'était l'enflure, la solennité ampoulée, ce qu'il appelait «le moule». Tous les auteurs qu'il avait lus, à peine sorti de l'école communale de Courbevoie, tous ces auteurs qu'il avait souvent aimés, France, Barrès, les Parnassiens, les Symbolistes, avant de se rendre compte qu'il lui faudrait peu à peu désapprendre tout ce qui l'avait formé, pour suivre sa voie, celle d'une «ligne claire» avant la lettre. Heureusement, il y avait Diderot, Chamfort, Saint-Simon, et surtout Stendhal. Sans conseil, sans école - ah ! cette horreur chez lui des professeurs et de tous ceux qui en ont besoin -, Léautaud avait trouvé son chemin : celui d'un homme qui n'écrirait que sur lui-même - plus de huit mille pages sur soi, qui dit mieux ? qui n'écrirait que pour son plaisir, dédaignant les prix, les