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le 31 mars 2012
SuivreCritique de Peste par Iriskv
Ce qui sur le premier tiers est un bouquin facile à lire et absolument captivant vire d'un seul coup, se met à flirter avec la SF et y plonge de plus en plus profondément. Du coup on relit des...
Pourquoi s'acharner à synthétiser un bouquin de Chuck, vu le foisonnement du récit, la multiplicité des idées, l'abondance de thèmes abordés. Pour autant, l'auteur à la page trois de son histoire s'amuse à se lancer dans un résumé de ce qui va se passer en répondant à la question de comment il est en arrivé là. "Déjà il faut s'évader d'un asile, il faut traverser le pays en stop, vêtu de chausson en plastique et d'une combinaison en papier fermée dans le dos, et qui s'ouvre tout le temps. Il faut arriver une demie seconde trop tard pour empêcher un pédophile récidiviste de violer votre femme. Et votre mère. Résultat du viol, il faut élever un fils qui collectionne des charretées de vieilles dents jaunies. Après, le collège, le gamin partira. Pour rejoindre une espèce de secte qui ne vit que la nuit. Il bousillera cinquante fois sa voiture et traînera avec une espèce de prostitué pas vraiment prostitué. Ce genre." Voilà à ce qui faut s'attendre, a de l'imprévu, du jamais vu, lu. La biographie orale de Buster Casey, alias Rant. De la petite enfance tumultueuse, d'un gamin qui choppe volontairement la rage, trafique les dents de lait de ses camarades contre des pièces d'or, tue sa grand-mère, etc. L'âge adulte promet autant de surprises.
L'autre particularité de ce roman, c'est son mode narratif. Il se compose de petits paragraphes très courts, autant de témoignages des personnes qui ont croisées Rant. Les points de vues se complètent, parfois s'opposent, pour parvenir à une vision d'ensemble d'une portion de vie de ce héro improbable. Cette forme de narration permet d'obtenir un récit dynamique. Toutefois, c'est aussi sa limite, puisque l'auteur en voulant rendre accessible son histoire, la rend en même temps fragmentaire, épisodique. Au final, ce bouquin même s'il vire vers la "SF" sur la fin, reste un roman noir dense, intriguant et superbement écrit.
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Créée
le 17 sept. 2017
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