Cette pièce est dominée par des tirades passionnées qui valorisent le lyrisme. Phèdre est amoureuse, malheureuse parce que sa passion va au delà de la raison: Éprise de Hippolyte, sous son emprise totalement, elle aimerait qu'il soit son amant, mais, ce dernier est horrifié par cet amour qui voit le jour, une histoire tragique, jouissive à la fois qui ne manquera pas d'étonner le lecteur parce que Racine en la rédigeant utilise des mots qui illustrent les maux. Phèdre ne peut définitivement pas aimer le fils de son mari dont le sang est glacé en apprenant la nouvelle. Cet amour incestueux est donc banni, interdit. C'est la fatalité contre laquelle une femme à la volonté affaiblie ne peut pas lutter. Phèdre qui est innocente ou indécente se laisse subjuguer par l'espoir, le fol espoir d'un amour partagé... Phèdre, c'est plus qu'un récit, c'est une tragédie. Ce sont surtout des vers sublimes venant tout droit des abimes de la folie. Au lycée je n'avais aucune difficulté à m'identifier à l'héroïne, je ressentais la douleur d'un amour non partagé, d'une jalousie détruisant la vie.