Si tu pensais que les histoires d’amour compliquées, c’était juste des textos sans réponse et des vues sur Insta, Racine te prouve qu’en 1677, c’était bien pire. Ici, aimer rime avec mourir, pleurer, et supplier les dieux d’arrêter le carnage.
L’histoire ? Phèdre, mariée à Thésée, est follement amoureuse de son beau-fils, Hippolyte. Petit détail gênant : c’est son beau-fils. Mais comme dans toutes les tragédies raciniennes, ce qui pourrait juste être une discussion gênante tourne au drame absolu. Thésée revient d’entre les morts, Phèdre panique, Hippolyte est accusé à tort, et tout le monde finit en miettes émotionnelles (et physiques).
Le gros point fort ? C’est du Racine en mode "tragédie grecque sous stéroïdes". Les tirades sont magnifiques, les personnages sont au bord du gouffre du début à la fin, et chaque réplique claque comme un tonnerre divin. C’est beau, c’est grandiose, c’est intense.
Le hic ? C’est un festival de malaise. Phèdre passe son temps à regretter d’être amoureuse, Hippolyte ne comprend rien, et Thésée est en mode "bourreau du travail qui rentre trop tard et qui pète un câble". Si tu veux une tragédie avec un peu d’action, tu risques de trouver que ça parle (et pleure) beaucoup.
Bref, Phèdre, c’est un bijou de tragédie où l’amour interdit n’amène que désespoir et destruction. À lire si tu veux du drama antique en mode "les dieux nous détestent".