9
13 critiques
Petit pieds mouillés.
Mes petits pieds. Oui. A la lecture, mes petons chéris étaient tout détrempés ! Ce livre est plein d'eau ! "Plouf plouf" fait le lecteur attentif ! "Splaf Splaf" font ses orteils. Un conseil :...
le 7 déc. 2020
Piraseni et La Maison des feuilles sont pour moi indissociables. J'ai été étonnée de ne pas voir plus de gens les comparer tant je les vois comme deux facettes de la même pièce : la Maison de Piraseni est lumineuse, solide, immuable, ouverte ; celle de la Maison des feuilles est sombre, claustrophobique, oppressante, organique. Je vois Piraseni comme une fable sur l'innocence (de soi, du monde, de la connaissance) tandis que la Maison des feuilles traite de l'obsession (de soi, du monde, de la conn- je me répète !)... Et là où la Maison des feuilles est, en son cœur et format, une enquête (après coup), le mystère qui est apporté par un corps étranger dans Piranesi est un piège. C'est le serpent qui apporte la Connaissance du bien et du mal sans se demander s'il est vraiment nécessaire d'avoir la vérité (je vais trop loin ?). Ici, la quête de la connaissance pour la n'est ni intrinsèquement juste ou héroïque, bonne ou mauvaise (les journaux de Piranesi, dans lequels il répertorie toutes ses connaissances, sont entièrement positifs dans sa vie !). La tragédie est qu'on ne peut que voir Piranesi perdre progressivement son innocence sans jamais qu'on ne lui laisse le choix de revenir en arrière. Était-ce une bonne ou une mauvaise chose ? À vous de vous faire votre propre avis.
Pour moi, (spoilers !)
L'innocent, ignorant Piraseni n'est plus, lentement remplacé par un simulacre de la personne qu'il était auparavant. Il est mort deux fois, et même s'il est satisfait dans sa nouvelle vie, je ne peux que faire le deuil de la personne qu'il était avant, donc je vois la fin du roman comme douce-amère. Est-ce qu'on peut dire qu'il a été libéré de la Maison quand la personne qui en est sortie n'est plus vraiment lui ?
Un chouette roman (assez court !) onirique et évocateur. C'était bien.
Créée
le 26 août 2024
Critique lue 30 fois
9
13 critiques
Mes petits pieds. Oui. A la lecture, mes petons chéris étaient tout détrempés ! Ce livre est plein d'eau ! "Plouf plouf" fait le lecteur attentif ! "Splaf Splaf" font ses orteils. Un conseil :...
le 7 déc. 2020
7
224 critiques
Déspolions tout de suite le suspense: ce livre ne parle absolument pas du graveur Piranesi. Je le précise d'emblée parce que je me suis fait avoir. Rassurez-vous: cela ne m'a pas empêché de le lire...
le 30 oct. 2021
10
82 critiques
Giovanni Battista Piranesi, le graveur talentueux du XVIIIème siècle, qui sut donner corps aux anciennes ruines, y faire s'y déployer les arches avec un son que seuls les maîtres savent produire. Là...
le 16 nov. 2021
8
5 critiques
Piraseni et La Maison des feuilles sont pour moi indissociables. J'ai été étonnée de ne pas voir plus de gens les comparer tant je les vois comme deux facettes de la même pièce : la Maison de...
le 26 août 2024
10
5 critiques
Quand j'étais ado, je ne regardais pas la télévision. J'avais mieux : un ordinateur (familial puis, progressivement, personnel) ! Et via ce petit accès à internet, je regardais des séries qui ne...
le 26 août 2024
2
5 critiques
Vivre c'est mieux que mourir, c'est un recut de la comédie Incontrôlable (2006), entièrement redoublé et qui transforme l'histoire en thriller d'espionnage en ne gardant que ~30 minutes du film...
le 26 août 2024
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème