Il vaut mieux apprécier la carrière musicale de Moby pour accrocher à ce livre. Et je parle de ce qu'il a sorti avant Play, c'est-à-dire principalement ses débuts techno. Mais au final, le vrai sujet de Porcelain, c'est le New York des années 90, avant son grand nettoyage et sa gentrification géante. Comme le film Kids de Larry Clark, il s'agit un peu du dernier témoignage de cette époque, ce New York qu'on a connu dans les films des années 70 et 80 et qui n'existe plus aujourd'hui. C'est évidemment mêlé à la scène dance de l'époque, aux débuts hasardeux d'un ex-punk croyant et végétarien dans la jungle des DJ et des contrats musicaux. Le côté nombriliste et l'auto-apitoiement de Moby rendront la lecture un peu difficile pour ceux qui n'apprécient pas suffisamment sa musique, mais même sans ça, voilà un précieux témoignage d'une époque révolue.