Tout le monde semble apprécier beaucoup les polars de Tony Hillerman... sauf moi. Je leur reconnais de grandes qualités, à commencer par une ambiance travaillée, autour de la culture Navajo, et des intrigues intelligemment construites. Toutefois ce rythme ultra-lent, avec une narration tantôt centrée sur le policier Jim Chee, tantôt sur le lieutenant Leaphorn, ces dialogues qui s'étirent interminablement pour que l'un des deux compères apprenne par un personnage - dont on nous fait le portrait sans aucune nécessité - qu'un personnage - dont on a déjà oublié qui il est - a reçu une lettre ou quelque chose dans ce goût-là d'un troisième personnage - dont on n'est plus bien assuré de savoir qui c'est non plus -, avant d'en faire part à l'autre, ce qui donne lieu à une longue conversation entre les deux policiers (après qu'ils ont enfin réussi à se joindre), sans parler des digressions sur leurs vies sentimentales..., non, voilà qui excède ma patience. J'ai eu bien du mal à terminer cet opus 1. Peut-être que la traduction n'aide pas ; d'une part l'expression est très lourde, à la limite du Google Translate (exemple parmi cent autres : "Chee avait été surpris de se rendre compte que la façon dont cette lutte allait se terminer lui importait") ; d'autre part, traduire "pick-up" par "camion léger" ou "mobil-home" par "maison mobile", même si la traduction date de 1989, c'est un peu ridicule. Bof.