Autopsie de la victoire fasciste en Espagne en 1939, via la procession de 11 jours et 11 nuits et près de 500km pour "rendre hommage" à José Antonio Primo de Rivera, symbole de la construction des mythes fascistes qui deviendront une partie du socle du franquisme. En parallèle, portaits de défaits, au mieux humiliés, et de "vainqueurs", eux aussi vaincus. Rappel, surtout, que le fascisme se replait dans la mort plus que dans la vie (les morts y sont même plus présents et célébrés que les vivants), et que le mythe, "plus fécond que la réalité" lui importe plus que toute autre chose. Et rappel, bien sûr, de l'absurdité de la guerre, pour les vaincus aurant que pour les vainqueurs. Le tout dans une oeuvre de non-fiction très documenté, comme le montrent les 30 pages décrivant les sources et recherches de l'auteur.