Je lis beaucoup François Bégaudeau, que ce soit ses essais ou ses romans. Je l'écoute beaucoup, sur youtube ou lors de ses ciné-clubs. J'apprécie son flux de matière à penser. Pas toujours pertinent selon moi mais toujours source de réflexion.
Mais dans ce bouquin, à mi-chemin entre l'essai et le récit, je l'ai perdu. Pourtant j'adore les bouts de récits dans des essais et les bouts d'essais dans des récits. ça devait être pour moi. Mais non, pas du tout !
Ses réflexions sur une personne qui lui donne son livre à lire m'ont profondément ennuyées. J'ai trouvé les réflexions très faibles et souvent noyées sous un gloubiboulga littéraire peu intéressant. Au final je n'y trouve ni réflexions (quand ses vidéos youtube en regorgent) ni forme stylistique intéressante : j'ai bâillé très souvent qu'il me doit une séance de kiné pour remettre en place ma ma mâchoire.
Sur l'agacement d'une femme et d'un enfant bruyant dans un train, il dit finalement peu de choses. Il sous entend la charge mentale des femmes à ne pas faire de bruits dans un train mais n'en parle pas vraiment. La forme l'emporte sur le fond dans chaque passage.
Il n'y a que celui sur le racisme "sous la main" que j'ai trouvé riche et profond même si à nouveau la forme empêche le propos d'être clair.
Même le dernier, sur penser contre soi et son milieu, est intéressant mais encore une fois, la forme empêche le fond donc presque rien n'est dit. J'ai trouvé ce livre vraiment pauvre. Tout est sous entendu, rien n'est dit. Du coup, on passe à côté de plein de choses intéressantes si on n'a pas déjà penser ces sujets.