Je ne comprends pas l'engouement général que certaines oeuvres peuvent parfois susciter. Et depuis sa sortie en 2013, ce roman est toujours lu et apprécié, encore aujourd'hui.
Il faut au moins 2 jours de temps de lecture assidue pour venir à bout de cette brique qui compte plus de 500 pages. C'est pas rien. Et d'habitude, j'interromps ma lecture pour éviter de perdre mon temps. Mais on me rétorque souvent que perdu pour perdu, autant aller jusqu'au terme de l'histoire.
J'imagine que ce qui a sidéré les milliers de lecteurs conquis est son contenu très violent, cruel, presque du torture-porn littéraire parfois (pour reprendre un terme que l'on accole habituellement à un genre cinématographique). Je ne suis pas un lecteur régulier des thrillers actuels, mais j'en déduis que celui-ci sort de l'ordinaire étant donnée sa longévité sur les divers sites de partages littéraires francophones (et tant mieux pour cette auteure française qui se taille une solide réputation).
Une histoire rendue inconsistante par une morne litanie d'exactions platement décrites, des dialogues écrits avec une telle banalité, sans le moindre effort stylistique (presque comme un scénario tant la prépondérance des dialogues est importante), tant et si bien que la lecture s'est avérée une épreuve pénible.
La violence, la cruauté, le sadisme, je n'ai rien contre mais encore faut-il qu'il y ait une patte qui fasse sortir ces descriptions de la fadeur générale dans laquelle hélas, l'écriture très indigente de K. Giebel enferme son récit.
C'est - à mon humble avis - un thriller très médiocre que je déconseille aux lecteurs qui restent exigeants, y compris dans le cadre d'une lecture-détente.