Evidemment ma note n'a rien d'objectif et ne colle pas au talent ou non de Jacques. Mais! C'est fort comme c'est fou!
Je l'ai sentie sa fébrilité à tourner autour de l'absence, jeter les mains, espérer d'un mot faire surgir la voix d'Alix Cléo. Alix Cléo d'ailleurs déjà contenue dans son nom merveilleux, à faire renverser ma gorge, en arrière, en avant, je l'ai aimée comme l'on peut aimer une déjà-morte, et le joli court-métrage d'Eustcahe (Les photos d'Alix) n'a fait qu'un malaise sur ma peau. Je crois avoir tant senti "comme" Jacques les contradictions multiples de la mort - prodige, je ne suis pas restée à la lisière de tes mots, ils m'ont engloutie! Ce furent quelques heures éprouvantes, souffle court et angoissées. Beaucoup d'obscurité mais quelquefois soudain les mots disent - et comme elle est dure à dire la mort, jamais avant je ne l'ai vue si bien.
Bref, je retiens: une main en bord de lit, des chaussettes, des mondes parallèles d'où le téléphone ne sonne pas, le "rien-toi", les photos sur le mur et le vieux café.
comme il est beau ce silence à peine troublé