Décidément, la littérature espagnole contemporaine et moi, ça fait deux. Il paraît que cette série est tellement bonne qu'une série télé en a été tirée. Peut-être aurais-je eu plus de chance avec cette adaptation ? Il est vrai que le récit semble ficelé comme un scénario de série policière.
Je ne sais pas trop à quel moment ça ne l'a pas fait ; lorsque j'ai eu l'impression d'avoir déjà lu (ou vu) des tas d'enquêtes dans le même genre, ou lorsqu'aux deux tiers du roman, l'auteur s'étend avec complaisance sur la description sur plusieurs pages d'un attentat d'une violence gratuite inouïe. Sans doute la deuxième réponse. Je n'ai, en effet, aucun plaisir à lire des paragraphes entiers détaillant la trajectoire - dans l'air et dans les chairs - de chaque projectile lancé par une bombe artisanale. Cela ne me rend pas le récit plus humain, au contraire ; la boucherie n'apporte rien de plus au carnage.
Autre souci, les deux enquêteurs ne m'ont pas du tout été sympathiques. Ce n'était peut-être pas le but de l'auteur de me les rendre sympathiques, mais le hic c'est que j'ai besoin de me sentir un minimum en empathie avec les personnages pour m'intéresser à leurs faits et gestes, sans même parler de leurs émotions.
Bref, un rendez-vous manqué et une série qui s'arrêtera au premier tome, en ce qui me concerne.