Oh oui ça fait du bien !
Nous sommes dans les années 1920 dans le sud des Etats-Unis, alors que la ségrégation raciale à encore de beaux jours devant elle, que le film "Naissance d'une nation" qui prône le suprémacisme blanc fait carton plein en salles et que le Ku Klux Klan commet des crimes racistes en toute impunité, une bande de femmes Noires combatives n'entend pas se laisser faire.
Ring Shout est une uchronie fantastique : des membres du KKK sont tellement remplit de haine qu'ils se changent en créatures monstrueuses et féroces, que notre crew de botteuses de culs-blancs se fait un plaisir de combattre à coup d'épée magique regorgeant de souvenirs d'ancien.nes esclaves et de breuvages concoctés lors de quantiques rituels. L'auteur, qui est historien de base, reprend des faits historiques en les modifiant, par exemple un évènement où le KKK a vraiment fait un massacre de personnes noires se transforme en énorme baston où les Noir.es ripostent et finissent par gagner.
Et ça fait du bien ! Il y a de la vengeance, de la reprise de pouvoir sur une histoire super violente, des femmes Noires qui portent des armes et qui n'hésitent pas à les brandir, et beaucoup de sororité.
Lorsqu'on entend parler d'esclavage, de meurtres racistes, de lynchages, on a l'impression que les personnes opprimées étaient complètement passives alors qu'il y en a surement beaucoup qui ont résisté, qui ont riposté. C'est important de faire exister ces récits, les victimes ne sont pas de petites choses fragiles et sont capables de violence.
Représentations : La majorité des personnages sont des femmes Noires, une des personnage principale est lesbienne