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le 28 janv. 2013
SuivreDejagore à huis clos (?)
Seconde lecture, première critique, quelques spoils, pas mal de frustration. Suite à l'escapade nordiste de "La Pointe d'Argent", nous retrouvons donc dans ce septième volet une "équipe du sud"...
Après les deux premiers tomes qui composent "les Livres du Sud", on s'attende certainement à ce que les événements prennent enfin de l'ampleur et que cette bande de parias attachants qu'est la Compagnie Noire se décide enfin à engager le fer avec les grands ennemis de cet arc narratif.
Eh bien, j'ai failli être déçu après avoir lu les premières pages de ce tome. L'histoire commence à Dejagore, la cité où la Compagnie Noire a dû se retrancher après la lourde défaite de la fin du tome 4 où Madame et Toubib ont mystérieusement disparu. De nouveau le narrateur n'est plus Toubib, qui a laissé à son pote Murgen le soin de continuer les Annales, ce qui n'est pas sans donner un nouveau vent de fraîcheur à la saga, même si le style très cynique de Toubib peut nous manquer. Donc après lecture des premières pages, on prend une certaine douche froide, en pensant que ce tome va se concentrer sur les événements déjà ellipsés qui sont survenus lors du tome 5, en ne proposant aucune avancée dans l'histoire et en étant qu'un tome de transition des plus banales.
Sauf que venue de nul part, la merveilleuse idée de Glen Cook de jongler entre les moments du passé et les moments du présents, développant à la fois l'horreur du siège de Dejagore et les préparatifs de guerre de nos héros contre les Maîtres de l'Ombre. Ces voyages à travers le temps permettent de donner au récit un véritable suspens, car à chaque bond dans le temps, on a envie de connaître la suite du passé ou ce qui va se passer dans le futur.
Bien sûr tout cela se fera dans les codes habituels de la saga, à savoir conflits politiques, cruauté de la guerre (la violence du siège de Dejagore est vraiment très convaincante pour le coup), et conneries de Qu'un-Oeil et Gobelin pour mettre le feu aux poudres.
Le gros point fort de ce tome réside, selon moi, en le personnage de Murgen, qui est à la fois un personnage attachant, charismatique et torturé. On peut aussi saluer l'apparition de nouveaux personnages très réussis et qui apportent toujours leur part de mystère.
Même si ce tome n'avance pas vraiment l'intrigue, elle s'attarde à lui donner un aspect encore plus dérangeant, rendant cette guerre beaucoup plus violente et macabre. La suite ne peut présager que du bon.
Créée
le 14 janv. 2017
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