Plutôt habitué aux bandes dessinées de Fabcaro, je me suis lancé sans trop savoir où j’allais en entamant la lecture de son dernier roman. Grand bien m’en a pris, puisque j’ai passé un très bon moment ! Abordant surtout le thème de la création chez les auteurs, Fabcaro nous fait rentrer dans la vie d’Alan, sorte de double de l’écrivain, un romancier pas encore connu qui s’est fait largué par Lisa, lui reprochant son manque d’envergure. Parallèlement à ça, son ami d’enfance s’est suicidé et il s’est mis en tête de surveiller la piscine de ses voisins partis en vacances tout en écrivant son premier roman sérieux. Hélas, tout ne se passera pas comme initialement prévu, vous vous en doutez bien ! Si l’intrigue peut paraître légère, Fabrice Caro est tout de même un fin observateur de la société et de ses pairs en général et il arrive à force de moult digressions à nous interroger, à nous émouvoir, mais surtout à nous faire bien rire ! Sorte de mise en abymes déguisée, « Samouraï » n’a pas la force d’une grande œuvre, certes, mais il fait du bien aux zygomatiques et au moral, ce qui, somme toute, est déjà pas mal !