Soyons clairs : le seul argument de vente du dernier Stephen King, c'est que nous retrouvons Holly Gibney, pour la septième fois. Ce personnage, devenu récurrent dans l'œuvre du maître depuis Mr Mercedes, tient pour la seconde fois le premier rôle. Mais dans une œuvre pas fantastique ; terme à prendre dans tous ses sens... Si l'idée de départ est bonne, et même une partie du dénouement, le rythme est incroyablement lent, alourdi par des détails qui n'apportent strictement rien. De plus, je n'ai pas accroché au style, ou plutôt à l'absence de style. C'est pourtant le même traducteur...
Dans la postface, le King avoue lui-même ne pas avoir été satisfait de son écriture, un avis que partage sans détour son épouse Tabitha. Déjà, le précédent recueil de nouvelles ne m'avait pas emballé (Plus noir que noir)... Baisse de forme ? Il faut dire que l'auteur a maintenant 78 ans. Pourtant, aussi régulier qu'un coucou suisse, pas une année sans une sortie. Il m'en manque, mais celui de 2021, Billy Summers, était une vraie réussite dans le genre polar noir. Là, non : je ne tremble ni de peur, ni d'impatience ; à part celle d'en venir à bout. Alors celui-ci ira dormir dans la bibliothèque, avec peu de chances que je l'ouvre à nouveau un jour.
Il y aura des jours meilleurs...