4
le 13 mars 2019
SuivrePervers pépère
Je referme écoeurée ce roman à la page 222. Non seulement il est ennuyeux, déprimant, inintéressant dans son propos mais, comble de l'indécence, d'une ambiguïté malsaine, au fond vraiment...
Le personnage houellebecquien, toujours au centre d'intrigues ordinaires, dans un univers romanesque en phase avec son époque devant lequel le héros demeurera inévitablement dépassé.
Sérotonine - surtout dans ses dernières pages - sonne le glas de ces hommes, blancs, mâles, hétérosexuels, solitaires malgré eux, dont le manque d'affection parentale fait d'eux des êtres transparents en société.
Si l'on se détache des polémiques absurdes qui ont fait passé dans les médias Michel Houellebecq d'un écrivain de génie destiné à la postérité à un pauvre con de droite, c'est parce que l'on a tendance à confondre auteur et personnage. Mon humble avis étant que ledit auteur n'en a strictement rien à foutre. On ne peut que lui donner raison : être en tête des ventes sans s'impliquer personnellement dans la promotion -hormis deux colonnes dans un journal américain- autorise à mettre des petits taquets çà et là dans son livre. Et c'est peut-être là que Sérotonine se perd.
Partant d'un quarantenaire aisé commençant une cure sous anti-dépresseur, Houellebecq pouvait une fois de plus réécrire "l'histoire d'un mec..." Bien lui en a pris, Michel a décidé de ne pas (trop) se complaire dans ce schéma narratif, et ce malgré le sempiternel "pauvre type de droite qui ne bande plus". Tout partait sur cette remarquable critique de notre société de consommation néo-libérale et occidentale que nous, fidèles lecteurs, cherchons dans chaque Houellebecq et que nous peinons à retrouver chez d'autres contemporains.
En 347 pages, il en est question certes, mais les occurrences aux années 2017-2019 ainsi que les provocations répondant à un public moralisateur qui n'attend que d'être scandalisé pour l'ouvrir parsèment le roman de tâches de moisissures qui en font un roman à obsolescence programmé.
Et puis Michel à 62 ans. de son époque, voilà 25 ans qu'il en parle. Il a raconté la société d'une génération. Houellebecq est certainement le seul écrivain français de sa génération à atteindre la postérité, ayant réalisé l'exploit d'avoir été lu sur les quais de métro comme sur le bureaux d'universitaire. Mais l'auteur ne commence-t-il pas à vivre le même dépassement que le héros de Sérotonine ?
Créée
le 24 janv. 2019
Critique lue 407 fois
4
le 13 mars 2019
SuivreJe referme écoeurée ce roman à la page 222. Non seulement il est ennuyeux, déprimant, inintéressant dans son propos mais, comble de l'indécence, d'une ambiguïté malsaine, au fond vraiment...
9
le 5 janv. 2019
SuivreÀ peu près personne aujourd'hui n'a besoin d'être informé de la superficialité globale du discours médiatique contemporain, d'ailleurs cela est d'autant plus exact pour ce qui est des lecteurs de...
9
le 6 janv. 2021
SuivreCela fait pas mal de temps qu’on ne lit plus les livres de Michel Houellebecq, qu’on tient pourtant pour l’un des plus grands écrivains français de son temps, à leur sortie, comme on le faisait au...
8
le 28 nov. 2013
Suivre[SPOIL] Ce film, je l'ai regardé sans appriori, simplement parce qu'il est le film référence de Dupontel que j'avais aimé dans Le Grand Soir et Le Bruit des Glaçons. Aussi, j'ai furtivement lu le...
9
le 21 oct. 2014
Suivrele 11 nov. 2014
Le screamo, cette complainte torturée tellement dénigrée qui ne s'offre qu'aux oreilles qui s'y sentent sensibles. Est-ce bien supportable d'entendre une voix hurler fébrilement tous ses maux sur de...
10
le 19 oct. 2014
Suivrele 9 nov. 2014
Au-delà d'une critique, c'est plutôt un vibrant hommage que je vais rendre à l'une des plus grandes séries françaises. D'ailleurs, c'est avec le sourire que je rédige en ce moment-même mon texte,...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème