Je n’avais lu du Peter Straub que dans le cadre de sa collaboration avec Stephen King au travers du livre Talisman.
Ayant conservé dans un recoin de ma mémoire l’envie d’essayer l’auteur seul avec son œuvre, je suis tombé par hasard sur Shadowland dans une boite à livres et je me suis engouffré dans son ombre.
Je ressors de cette lecture avec un avis mitigé.
La première partie du livre (160 pages) relate l’année scolaire de Tom et Del, adolescent en première année subissant les foudres de leurs aînés et des encadrants de leur école. Cette partie sans être passionnante permet toutefois de bien camper les personnages.
Les choses évoluent quand les deux compères partent chez l’oncle de Del pour les vacances d’été à Shadowland. A ce moment apparaît la magie au travers de l’oncle en question.
Sans dévoiler l’histoire, j’ai trouvé cette partie du récit particulier dans le sens ou parfois j’ai eu l’impression de passer du coq à l’âne, ce qui m’a donné la sensation d’un récit décousu voire difficile à suivre. Est-ce que le personnage vit réellement l’histoire ou est ce qu’il rêve ?
La frontière entre les deux m’a paru souvent très floue, mais peut être était ce voulu par l’auteur.
Bref tout ceci m’a donné un ressenti particulier (j’ai aimé sans plus) sans toutefois mettre de côté une ambiance presque malsaine qui peut ravir les amateurs du genre.