Contrairement à une bonne partie des lecteurs, j'ai davantage pris de plaisir à la lecture de ce deuxième tome, et de loin (surtout une fois les cent premières pages tournées) !
Le découpage en courts chapitres est toujours aussi efficace, peut-être les épisodes sont-ils même mieux dosés que dans Silo. Bien sûr, les allers-retours incessants entre différentes périodes, différents silos et différents points de vue peuvent ennuyer mais leur objectif est rempli : le suspense est plutôt bien travaillé.
Et là où je critiquais l'insipidité de la quasi totalité des personnages du livre précédent (hormis Juliette, qui s'en sortait convenablement), je ne peux ici qu'applaudir l'effort de l'auteur pour donner de la substance à ceux de Silo Origines. Chacun son tour, Donald, Troy, Mission et Jimmy émeuvent.
(J'ai même versé une larme pour Ombre.)
C'est d'autant plus appréciable que l'existence de ces protagonistes-là (pour la plupart) est peu à peu connectée à celle des personnages du premier tome. Le déroulement de l'intrigue semble donc plus réfléchi alors que nous sont enfin dévoilés les premiers jours des silos, la raison de leur création, et que sont résolus les mystères et questions soulevés auparavant.
Je mets cependant un bémol à mon enthousiasme en regrettant la piètre qualité des descriptions de l'environnement. Après deux imposants bouquins lus avec attention, je n'ai toujours pas la moindre idée de ce à quoi ressemblent les fameux immenses escaliers qui sont au cœur de l'histoire. Et j'ai beau relire les scènes d'action qui s'y déroulent, je demeure perplexe. À mon sens, cet aperçu trop peu précis des bâtiments (et pourtant, c'est leur architecte qui s'exprime parfois !) nuit sérieusement à l'intensité des événements.
En tout cas, c'est une très bonne « suite », dont la chronologie s'étend des prémices de la fin du monde à la date fatidique de 2345 que nous connaissons bien grâce à Silo.