Louis Creed, un médecin de Chicago, s'installe avec sa famille à Ludlow, dans le Maine...
Avec "Shining", "Ca" ou encore "Carrie", "Simetierre" fait sans aucun doute partie des œuvres les plus notables et iconiques de l'univers bâti par Stephen King. Dès le début des années 1980 - et même avant -, il nous démontre le talent horrifique et imaginaire de cette plume qui a fait naître bon nombre de cauchemars chez ses lecteurs.
Lire Stephen King signifie, parfois, refuser de croire au bonheur. Si la petite famille Creed apparaît comme "normale" et heureuse, il faut bien se douter que les ténèbres vont finir par s'abattre. La "normalité" permet à l'auteur d'introduire ses personnages et de décrire sa région de cœur, le Maine - description qui perdure dans le livre -, mais cela ne dure qu'un temps. Peu à peu, l'auteur laisse son genre de prédilection s'exprimer par le biais du folklore et le roman plonge dans le malheur et l'horreur.
Comme à son habitude, Stephen King aborde un thème précis à travers ses écrits. En écrivant "Simetierre", il écrit une œuvre sur la mort et la peur qui en découle, mais également sur les vivants qui affrontent cette mort. Ces pages retranscrivent la pensée de l'auteur - du moins, la version des années 1980 - à ce sujet.
Pour ma part, découvrir le vaste univers de Stephen King reste un plaisir. Livres après livres, je rencontre ses êtres de papier et je reste impressionné par leur profondeur psychologique. A la fin de ce roman, je suis devenu comme Louis Creed : torturé.
Évidemment, je ne peux que vous recommander ce bouquin !