Le choc des cultures japonaise et occidentale est illustré avec habileté par Amélie Nothomb.
Au lieu de gravir les échelons de l'entreprise pour laquelle elle travaille, elle descend les marches, jusqu'aux emplois les plus subalternes que la hiérarchie puisse lui trouver. Empêtrée dans ses valeurs occidentales, elle souhaite paradoxalement une reconnaissance, même mineure, de son entourage professionnel. Elle n'obtient rien, si ce n'est une lente décomposition interne, fruit de l'introspection stérile qu'elle s'inflige tout au long de cette douloureuse expérience.
Le pire est peut être qu'elle ne se résout pas à démissionner, conformément au code d'honneur des japonais.
La question qui m'a taraudée en lisant ce roman est : pourquoi cherche-t-elle tant à s'assimiler ? Pourquoi, à aucun moment ne dit-elle pas : je serai dame – pipi puisque tel est votre bon vouloir mais ma culture occidentale m'interdit de rentrer dans votre jeu de marionnette.