8
le 26 août 2022
SuivreLa misère de la Beauté
"Tango de Satan" occupe une place résolument à part dans ma vie culturelle. Son adaptation cinématographique par Bélà Tarr, ma première rencontre avec ce cinéaste désormais dans mes premiers rangs,...
« Ce qui est derrière moi est devant moi. On ne peut jamais trouver la paix, pensait amèrement Futaki. »
C’est un éternel recommencement que la vie de Futaki et des autres habitants de son village battu par les vents et la pluie dans la campagne hongroise : une vie rurale dont chacun rêve de s’échapper, mais dont les journées se terminent toujours de la même façon, à ressasser les mêmes rancœurs à l’auberge, en sirotant de la palinka. Jusqu’au jour où la rumeur annonce qu’Irimias et Petrina, qu’on croyait morts, sont de retour au village. Cette résurrection sème le trouble parmi les villageois : sont-ils venus pour les sauver ou les damner ?
Dans une atmosphère déliquescente à souhait (quelque part entre le Ruban blanc d’Haneke et les Saisons de Maurice Pons), Laszlo Krasznahorkai met en scène des êtres veules et mous, comme pourris de l’intérieur, qui veulent croire un instant que toute leur culpabilité pourrait être effacée par l’intervention d’un homme un peu plus brave qu’eux. Une très cruelle réflexion sur la foi et la pénitence par celui qui est décidément pour moi un des plus grands romanciers vivants (un Nobel, et vite !).
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.
Créée
le 5 nov. 2022
Critique lue 57 fois
8
le 26 août 2022
Suivre"Tango de Satan" occupe une place résolument à part dans ma vie culturelle. Son adaptation cinématographique par Bélà Tarr, ma première rencontre avec ce cinéaste désormais dans mes premiers rangs,...
7
le 13 sept. 2013
SuivreCe livre, à n'en pas douter, ne se lit pas n'importe où, n'importe quand, et n'importe comment. Une écriture d'une densité incroyable, avec des phrases longues, qui digressent entre deux virgules,...
10
le 26 avr. 2026
SuivreTango de Satan ressemble d’abord à une sorte de tableau animé qui représente une exploitation agricole collective – parle-t-on de kolkhoze en Hongrie ? – en voie d’abandon : ses tâcherons désœuvrés,...
5
le 5 nov. 2022
SuivreZorba, c’est bien sûr ce type qui danse sur une plage crétoise, un cliché ambulant d’office du tourisme grec - dont la fameuse danse, c’est bien connu, n’est même pas traditionnelle mais a été...
8
le 5 nov. 2022
SuivreQui étaient-ils, les 10 à 30000 morts de la Saint Barthélémy ? Et à qui appartenaient les mains qui, cette nuit de 1572 puis pendant plusieurs semaines partout en France, ont frappé, blessé, embroché...
7
le 5 nov. 2022
Suivre« C’est bien malheureux tout ça » : « tout ça », deux mots vides qui remplacent et effacent une histoire trop lourde à porter pour la famille d’Anthony Passeron, dont les adultes ne peuvent parler...