Troïlus et Cressida, pièce de Shakespeare, est précédée d’une (éblouissante) préface de l’éditeur qui commence par ces mots – qui sont tellement shakespeariens...
“A never writer to an ever reader.” des mots très difficiles à traduire, peut-être, Un écrivain du néant pour un lecteur éternel
Quand deux talents de cette qualité se rencontrent, on attend des étincelles, il y en a ...
bien sûr dans cette... digression homérique, si l’on peut oser malgré quelques scènes sous traitées.
En quelques mots, nous entendons
une sorte de liquidation définitive de cette histoire de Troie, ramenée à un simple vaudeville bourgeois,
“All the argument is a whore and a
cuckold, “
Le sujet, c’est l’histoire d’une putain et d’un cocu
une exécution définitive d’Hélène, par Hector:
“Brother, she is not worth what she doth cost The keeping.” (ce sont les mots de Thersites)
Frère elle ne vaut même pas ce que coûtent ses repas
Mais “When time is old and hath forgot itself”
Quand le temps est vieux et s’est oublié,
on retourne à Homère et à Shakespeare deux auteurs dont on sait si peu...