Ce volume a été surprenant !
UBIK ( entendez quand la Technologie prend le dessus ) n'est pas une Dystopie traditionnelle...
Elle est plus originale et ca ne m'a pas plu.
Je m'attendais je ne sais pourquoi encore à une critique sociétale assez évidente.
Alors que non non non, ce n'est pas ce que propose Phillip K Dick .
Le roman est assez court, il fait moins de 300 pages, pendant ces chapitres :
du cynisme à plein nez de l'humour parfois flagrant ( loufoque : des écureuils en songe, des conversations lubriques, un personnage principal fauché : Joe Chip ). En fait, l'ironie parcours tout le roman, cet humour sous-jacent qui en fait accompagne l'aspect déjanté que donne Philip K Dick à tous ses romans est il me semble a peu près le seul charme de ces histoires et cela reste subjectif . En effet, les phrases sont simples, prenantes, tout se lit rapidement sans se prendre la tête.
Il y a pas de règles dans un roman de K Dick. Les personnages K Dickien sont souvent fauchés, drogués ou dépressifs
( dans SIVA le personnage fait plusieurs tentatives de su****e).
Mais ce n'est pas pour moi, le manque de tabou et le manque de règles qui résulte de la volonté de l'auteur à représenter la schizophrénie et critiquer la société m'apparait assez fade.
Au niveau du scénario :
rien d'incroyable !
Il n' y a pas de rebondissements sensationnels et si vous n'aimez pas la science fiction ou
la folie ( technologie à peine expliquée ou justifiée, voyages dans le temps) roulement de tambour...Vous ne serez pas fan !
Après le roman date de 1969, mais niveau science fiction on est toujours bon : les télépathes c'est cool, ca n'existe toujours pas.
Au niveau intellectuel :
Ca ne casse pas trois pattes à un canard non plus
En me renseignant un peu j'ai bien compris que la pauvreté de Joe Chip était une raillerie du monde réel ( bientôt il faudra payer directement son micro-ondes sous peine qu'il vous réponde d'une voix criarde " vous ne pouvez pas ouvrir !"
Bingo, c'est un peu ce qui se passe actuellement, en réalité : pas de bras pas de chocolat c'est vrai mais il faut beaucoup trop se casser la tête pour retirer une morale politique des sous-couches de ce roman où les les critiques de l'argent et de l'usage excessif de la technologie reste en arrière plan, je trouve pour un scénario qui ne me parle pas !
L'argent régie tout, c'est vrai et avec les télépathes K Dick tenait une idée en Or si elle avait été dirigée vers la perte de liberté individuelle..! Mais non, on se perd dans une lutte ABSURDE entre les PSI et les ANTI PSI. Comment raconter une histoire sérieuse en l'illustrant avec des sorte de super-héros fauchés / drogués célibataires éternels ? Si vous êtes fan de ce genre d'"ambiance" alors lisez Philip K Dick ! Et oui ! Je n'ai pas aimé la FORME et la forme fait tout en littérature.
- L' imagerie est grossière et l' imagination trop simpliste :
Tout est évident, prévisible....
Pour comparer l'ouvrage aux géants de la Dystopie tel que Huxley et Orwell, je trouve qu'UBIK se perd dans des sous-entendus trop PLATS. Pas de métaphore ici. Tout est trop évident / direct. Forcément le manque d'argent est représenté par des factures trop fortes.
La critique de la Technologie est trop dilué dans un monde FADE, GROSSIER, SANS SUBSTANCE.
finir ce livre est plus un impératif qu'une envie. La réflexion est ridiculisée quand elle présentée sous forme de carricature !
Un voyage sur la Lune pour parler d'expansionnisme, des télépathes à la place d'attaques informatiques malveillantes.....
La soupade n'arrive pas à s'élever aux cotés de ses ainés, eux ancrés dans le souffle de la guerre mondiale.
La critique de la consommation par des publicités envahissantes est à peine audacieuse / intélligente tant il suffit de copier-coller le quotidien.!
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