Pour ce roman policier du début des années 40, Agatha Christie plonge son détective belge dans une sombre affaire où il sera question d'espionnage et de stabilité économique, par le biais du personnage d'Alistair Blunt, financier de l'ombre ayant ses entrées au 10, Downing Street.
L'occasion d'évoquer la révolution bolchévique souhaitée par une certaine jeunesse, par opposition au conservatisme garant de la démocratie. Hercule Poirot y assume également sa conception bourgeoise de l'existence, donnant à "One, two, buckle my shoe" une dimension politique intéressante.
Concernant l'intrigue proprement dite, elle débute par la mort suspecte d'un dentiste, et trouvera des ramifications dans les manigances d'un maître chanteur et dans les théories complotistes d'un ancien agent secret.
Une enquête d'Hercule Poirot agréable à lire, indéniablement, qui pêche en revanche par une résolution finale excessivement tarabiscotée. On a connu la romancière anglaise plus limpide dans ses explications.