C'est seulement le second livre de toi que je lis. Synchronicité : le lendemain de la dernière page tournée, j'en trouve un autre de toi chez mon fils, que je rafle en suivant. En échange et sans lui demander son avis, je lui passe le premier de toi que j'ai lu.
C'est décidé : 2026, je reprends l'écriture. C'est du boulot, ça me gonfle d'avance, mais je re-signe. Ta postface c'est le dernier jet dans la piscine, le trauma en moins. Quelle jolie façon d'être balancée dans une piscine !
J'ai arrêté en 2005, semi-volontairement, fifty-fifty la vie et moi. Donque, je ne sais pas si j'ai toujours la verve, on verra bien et que vogue la galère. Je reprends l'écriture pour me faire plaisir, pour me vider, pour me soigner, comme autrefois, et éventuellement pour partager avec les autres.
Cette postface, lue avec ta voix, après le livre audio lu par Bernard Gabay (mmmh, on dirait qu'il a été écrit pour sa voix à cause de certains passages -sur les super héros entre autres), je l'ai reçue comme une perf vitaminique, j'ai tout entendu, tu réalises que j'ai tout entendu ?
Avant elle, j'ai perçu ta jubilation à écrire, tes désirs de faire passer des messages (avec de gros sabots parfois), ta recherche de la surprise, du bon mot. Je me suis revue quand je donnais plus de 8h par jour à l'écriture, sans compter les recherches, sans compter les démarches.
Te voici, entre Pennac et Schmitt, et me voici bien encadrée brusquement, par trois trublions qui produisent des pages pleines de rires. Moi qui aime peu la réalité de la vie, me voici presque à la trouver sympatoche entre vous trois.
Je ne sais pas si je dois te remercier pour ça. Merci pour tes écrits, certes, mais pour la reprise de l'écriture, on en reparlera dans un an. Même si j'aimais ça, même si j'avais l'impression que je ne savais faire que ça, je me souviens que c'est énormément de sueur, d'espoirs, de déceptions, de pages jetées à la poubelle, de lectures et relectures et re-relectures jamais satisfaisantes. Lequel de vous trois a dit qu'il fallait arracher le manuscrit des mains de son auteur ? Quel peintre a dit qu'une toile n'est jamais terminée pour son créateur ?
Les sujets ne manquent pas. Beaucoup dorment dans leurs classeurs, dont certains auxquels je ne comprends plus rien de ce que je voulais exprimer. La page blanche n'est pas un souci, c'est l'occasion d'aller vivre ailleurs. C'est une des raisons pour lesquelles j'ai arrêté : je voulais avoir une vie extérieure, j'en avais marre d'être enfermée seule, même s'il y avait beaucoup de personnages et de situations dans mon bureau, et j'enviais Jean-Ro le peintre-sculpteur qui pouvait créer en groupe.
Je sais que j'écris bien, même si ça ne plaît pas à tout le monde ; il faut avoir cette certitude pour se lancer, sinon autant tout lâcher avant épuisement. De toute façon, le premier objectif sera de me plaire à moi-même. J'ai déjà quelques aficionados qui n'attendent que ça. J'ai même eu un cadeau de Noël dans ce sens.
Et puis il y a eu cette rencontre en novembre avec le papa d'Adonowaï. Est-ce que tu le connais ? Mais ça, c'est une autre histoire ;-)