Quand la peinture devient un portail vers l’absurde

Si tu pensais que les artistes solitaires se contentaient de peindre tranquillement en écoutant du jazz, Le Meurtre du Commandeur d’Haruki Murakami est là pour te rappeler qu’avec lui, tout est possible : des idées qui prennent vie, des tableaux hantés et des trous bizarres cachés en pleine forêt.


L’histoire ? Un peintre fraîchement divorcé décide de s’isoler dans une maison mystérieuse en pleine montagne. Là, il découvre un tableau caché, "Le Meurtre du Commandeur", qui va déclencher une série d’événements étranges : un voisin richissime et énigmatique, une cloche qui sonne sous terre, et surtout… une "Idée" qui prend une forme humaine. Oui, chez Murakami, les concepts philosophiques peuvent te parler en face.


Le gros point fort ? C’est Murakami dans toute sa splendeur. Une ambiance feutrée, un mystère qui s’installe lentement, des personnages à la fois banals et fascinants, et toujours cette frontière floue entre le réel et l’irréel. Le tout porté par une écriture hypnotique, qui te donne l’impression d’être pris dans un rêve dont tu ne veux pas sortir.


Le hic ? Ça prend son temps. Si tu es du genre impatient, l’intrigue peut te sembler un brin contemplative, avec des digressions sur l’art, la mémoire et l’existence. Et comme souvent avec Murakami, certaines questions restent volontairement sans réponse… ce qui peut être frustrant si tu veux une explication rationnelle à tout.


Bref, Le Meurtre du Commandeur – Livre 1, c’est un voyage étrange et envoûtant, où l’art dialogue avec l’invisible et où chaque détail cache peut-être une vérité insaisissable. À lire si tu es prêt à plonger dans une toile où tout est possible… même le plus inexplicable.

CinephageAiguise
8

Créée

le 27 févr. 2025

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