Vertige : une enquête psychologique.
Je le dis d'emblée : Vertiges n'est pas le meilleur livre de Franck Thilliez (du moins à mon goût). Et ce pour plusieurs raisons. Mais je ne m'attarderai pas sur le fond. Faisons un check-up du livre.
- L'histoire : un homme se réveille dans une grotte, avec une température très, très froide. Il se rend assez vite compte que deux autres personnes sont piégées avec lui. La question principale résumant le livre, au final, est écrite au dos du livre (en version brochée) : "Pourquoi ?".
J'ai eu le désagréable sensation qu'il y a eu une petite mutation du style d'écriture de l'auteur. Ca ne se remarque pas toujours au premier coup d'oeil, mais il y a certains passages qui m'ont rebuté : syntaxe parfois foireuse, images et métaphores un chouia douteuse, le comble pour ce type de roman.
Les situations ne prêtent pas toujours à l'angoisse (mais ce doit être à cause du fait que j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans), malgré le speech aguicheur.
Comment résumer ce livre... si vous n'êtes pas inconditionnel de Thilliez, il y a des chances que vous abandonniez avant les 100 premières pages. L'auteur se complaît à compter la vie sombre et monotone de ces individus en quête de vérité ; peut-être que la monotonie de leur situation s'illustre dans la monotonie de l'écriture.
MAIS passées les 100 premières pages, impossible de revenir en arrière. Thilliez fait sauter les éléments d'intrigue les uns après les autres ; attendez beaucoup d'action et de surprises.
En fait, à partir d'un certain point, tout se précipite : les personnages se révèlent, font des choix difficiles, le tout dans une ambiance psychologique à toute épreuve, jusqu'au final, que je ne dévoilerai pas (car il m'a vraiment impressionné).
Bref, à retenir :
- Un style pas toujours top, mais une intrigue et une action en béton qui va vous tenir en haleine pendant au moins 200 pages.
- La fin, magique.
- La première de couverture, qui fait froid dans le dos (du moins c'est quand je l'ai vue pour la première fois).
Si vous voulez en parler, n'hésitez pas, faites-moi signe !