Aurélie Wellenstein nous avait habitué à des romans qui font voyager ses personnages, Yardam, au contraire, est un roman en huis-clos dans une ville mise en quarantaine. Le récit est même un double huis-clos en quelques sortes car le personnage principal est lui-même enfermé dans sa propre folie. Prisonnier de démons intérieurs, qui sont images de la dépression autant que de la maladie mentale, Kazan est un personnage des plus troublants qui, malgré ses nombreux travers et son côté insaisissable, semble aspirer le lecteur dans ses tourments. L’ambiance oppressante personnifiée par la ville elle-même autant que par ses habitants sombrant peu à peu ajoute à [...]
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