Nuit du TriPostal, Lille, "Amikal Party" : Anklepants, après une performance jouissive à l'extrême, laisse place à Otto Von Schirach. Et c'est là, précisement à cet instant, que mon coeur explose. Sur tous les écrans, son nom s'inscrit dans des motifs dont j'aimerais me souvenir, mais vous connaissez comme moi les méfaits de l'alcool. Je tape l'épaule de mon pote, sautillante comme une puce sous ecstasy, je fonce au premier rang. Il ne me suit pas. Je m'en fous un peu, je suis bourrée. Il me retrouve après, un verre à la main. Le mien est à moitié vide, à moitié plein, je m'en fous, de toute façon je renverserais trente secondes après ledit verre sur mon tee-shirt. On rejoint un groupe, devant la scène, des mecs d'au moins trois têtes de plus que moi, des nanas ivres mortes. Des gens qui dansent. Parce que derrière, franchement, ça bouge pas assez pour moi, moi qui veut me briser la plante des pieds.
Le son pulse.
Je me suis perdue dans les dédales de ses sons.
Bordel, putain, c'était extraordinaire ! J'me souviens pas de tout, non. J'me souviens d'un mec - François, Florian ? un nom en "F", en tout cas - qui danse contre moi, qui me prête sa bière, qui m'embrasse, que j'embrasse, à deux pas de la scène. J'me souviens d'un mec qui m'a dit qu'il n'aimait pas le dubstep. J'me souviens d'un autre, qui m'a appris comment dire "Je suis française" en russe. Mais je me souviens surtout d'une chose : ce concert fut génial. Génial. Génial. Je pourrais le dire mille fois. C'est le meilleur, putain, le meilleur à ce jour.