Je ne dis pas qu’un tel morceau de furie psychédélique et de délire schizophrénique est encore écoutable quand on a passé les 40 ans. Mais, à 17 ans, c’est un peu comme la foudre s’abattant sur vous, et cela terrifie les parents qui perçoivent le chaos à travers la porte fermée de la chambre de leur fils aussi sûrement que dans le "Heroin" du Velvet. "A Louse is not a Home" est Hammill à son plus « personnel », se débattant contre ses démons intimes avec une rage et un désespoir étouffants, à la fois perdu dans le labyrinthe de sa détresse infinie, et sauvant clairement sa peau et sa raison en écrivant certaines de ces phrases, inoubliables.