le 20 mai 2016
La raison...
Lorsque j'entends un single qui m'interpelle, j'essaie de retenir le nom du groupe. Au deuxième hit, je reconnais le groupe et peut le nommer. Cette fois, trois chansons ont su capter mon attention...
D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été plus ou moins morose et ce, même en bas âge. Aussitôt après avoir commencé à comprendre les trucs de la vie, l'impression désagréable d'envisager la vie comme elle se présentait m'est apparu en pleine tronche. Voir , appelons le Nicolas, être presque idolâtré par les filles et bénéficier d'une popularité surdimensionnée à la petite école me rendait excessivement perplexe. Comment un trou du cul de la sorte ( parents fortunés, linge dernier cri, inscription aux sports les plus chers...) pouvait légitimement se la péter ainsi. Son attitude était à chier, sa gueule invitait dangereusement la pelle, comportement hautain puisque dans sa tête, j'étais dans une classe inférieure. Nous avons à maintes reprises visité le bureau du directeur en se serrant faussement la main . L'instant d'après, je le balançais violemment dans les arbustes afin qu'il côtoie ses semblables, les végétaux. Ce n'est qu'un seul exemple parmi tant d'autres. Mais ce genre de merde injustes donnait du carburant à une colère en devenir. Peu importe la situation et l'âge que j'avais, je dénotais une grande disparité entre les bons et les mauvais. La plupart du temps, les mauvais remportent la palme de popularité. Et ce malgré de viles vacheries. Comme si les gens étaient aveugles autour ( ils ont voté Trump...). Idem pour le sexe féminin. Souvent, la plus belle, la plus bitch elle est...
Ce n'est pas un hasard non plus si le titre signifie encore en colère. Si la patience demeure une vertu, je ne la détiens pas dans mon arsenal. Souvent, lorsque la situation est en cours, j'ai déjà hâte à l'après. Comme si ma tête allait plus vite que l'activité et qu'elle se rendait déjà à destination avant même la fin de la précédente (!). Cette impatience correspond aussi à une irritabilité ( encore là colère) qui ne se dissipe qu'une fois la raison problématique réglée. Plus c'est long, plus la jauge grimpe dans les hauteurs. Si la situation implique un imbécile qui confronte, on s'approche inévitablement de la ligne rouge qu'il est conseillé de ne pas franchir. Or, on revient au point de départ. Angry again.
Sensible, je deviens par le fait même susceptible. Le manque de respect me pu au nez exposant 1000 non seulement pour moi mais pour les autres plus ou moins proches. Bien que je ne sois pas parfait, il y a une qualité que je détiens et que je tente de mettre en œuvre le plus souvent possible. Penser à l'autre. Je tiens la porte, j'enlève la mousse de sécheuse après utilisation, je dis merci, je nettoie mon quart de travail pour que le suivant reparte à zéro, je détecte les humeurs et essaie de les respecter... Malheureusement, la réciproque n'est pas de la partie. Pire encore, lorsqu'on le fait remarquer à l'autre, il n'a aucune putain d'idée de quoi je parle. Aveuglement?Inconscience ? Je m'en foutisme? Rares sont ceux qui agissent ainsi autour. Plus absorbé par le cellulaire que l'humain à côté d'eux, tous deviennent hypnotisés et ne réalisent par la portée d'un beau geste. Non. Au contraire, il faut rapidement retourner au téléphone intelligent pour voir la dernière connerie postée. Et ça me fait chier au carré ( angry again).
Et ça va même plus loin dans mon monde. J'ai la capacité inutile de prévoir les coups de l'autre et de le prévenir d'un éventuel problème. Souvent, ça ne me concerne que de très loin et pourtant, empathe, je tente d'aider à éviter la merde probable à venir. Par contre, comme le dit le proverbe, " l'enfer est pavé de bonnes intentions". Et cet enfer se résume à la réaction de l'autre vis-à-vis mon anticipation face à son prochain geste. Je ne me glorifie même pas de cette capacité puisqu'elle est uniquement basée sur des probabilités logiques. Or, la réaction majoritaire des gens sera d'être outré par le conseil car, selon eux, je suis qui, pour qui est ce que je me prends pour donner mon avis? Alors, inévitablement, à force d'années, je vois la scène, la même anticipation se présente toutefois, je ferme bien ma gueule et je les regarde se planter car 90% du temps j'ai raison et ils le réalisent peu de temps après mon avertissement. Trop orgueilleux pour l'avouer, ils recommencent le même manège face à une autre situation où ils se planteront encore plus car je ne dis plus rien . Tu peux bien aller te torcher le cul avec une râpe à fromage. Voyez? Angry again!
Je dois avouer qu'elle était facile à écrire celle-là puisqu'il est dans ma nature de ressentir la colère. J'aurais très bien pu continuer de la sorte pendant des pages et des pages afin d'illustrer les propos musicaux de Megadeth. L'ambiance est sombre ( comme ma tête), le riff est lourd et sec ( mon humeur), une certaine gravité en émane ( mes avertissements) et les paroles s'inscrivent dans la lignée logique de ce que mon foutu cœur de merde ressent toujours face à la débilité environnante. Mustaine parle de " mental overload ".
Exact. La tête va effectivement, un jour, péter un câble. Et même s'ils auront vu que j'avais préalablement raison, il sera trop tard. Cet esprit d'aveuglement volontaire aura créer celui que je suis et comment je réagis. Entre-temps, rien de neuf sous le soleil.
Je demeure... toujours en colère.
Créée
le 27 oct. 2025
Critique lue 9 fois
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