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Trompeur...
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le 2 avr. 2017
Il y a de ces œuvres qui tendent à nous ressembler à certains moments de nos vies. Pas d'une manière qui fait écho à nos goûts musicaux. Une ressemblance intrinsèque, qui correspond à ce que nous sommes, on s'y identifie. Plus jeune, ça aura été Johnny B des Hooters. Rock léger un peu triste, ambiance mélancolique, comme une mise en garde. Il deviendra plus tard mon pseudonyme comme c'est le cas ici. Ayant vieilli, le rock accessible à fait place à un métal relativement grisâtre entremêlant colère et gravité avec Deathstars et sa chanson Death dies hard. On entend ici que 30 années ont passé. La personnalité anxieuse en bas âge a fait place à un anticonformisme modéré et à une gravité ( oui, encore) qui demeure présente malgré le temps. D'identité fragile avec Johnny B, ma personnalité a trouvé une certaine forme d'équilibre avec Deathstars exprimant une dualité à la base sensible vers une impassibilité progressive. Les deux personnalités se chevauchant, on arrive à un individu qui ressent intensément les choses mais qui, intérieurement, en a souvent rien à foutre du système, des gens, des betteraves...
Par contre, lorsqu'on écoute la trame actuelle, on atteint un autre niveau identitaire. Ce n'est plus tellement la personnalité qui est en cause mais bien la vision que j'ai de la vie. Pour faire simple, Johnny B est le sensible, Deathstars est son opposé sombre et C'est la vie, faisant l'amalgame des deux voit le monde de cette manière. Si j'étais une saison, il apparaît clair que je serais l'automne et l'ambiance de cette piste l'illustre de très belle façon. D'ailleurs, je me reconnais parfaitement en ce qui concerne le texte ( " who nows, who cares, for me, c'est la vie"). Il est vraiment triste de voir, par ailleurs, combien les gens peuvent se foutre de leur prochain. Emerson Lake palmer arrive à vous le rentrer dans la gueule avec style...
Pour être honnête, cette chanson correspond à ma couleur intérieure et ce, depuis ma tendre enfance. Rares sont les occasions ou j'avais le sourire fendu jusqu'aux oreilles. Une espèce de halo gris se tient toujours au dessus de mon cœur. À force de temps, on s'habitue et on se dit que " c'est la vie". Mais en dedans, une drôle de tristesse subsiste. Tristesse n'est peut être pas approprié comme terme. La mélancolie correspond mieux à cet aura de jours de pluie. Pas nécessairement dans un spectre dépressif seulement, le sourire est chose rare et souvent taciturne, je me tiens loin de tout, un peu vagabond solitaire. Ainsi va...la vie.
On dit que le gris n'est pas une couleur puisque le résultat de noir et blanc. Pourtant, c'est la mienne. Je ne saurais me décrire autrement que par la grisaille. La chanson arrive toutefois à embellir la teinte par sa douceur, l'ambiance et sa véracité. J'ai été conquis même en bas âge par sa texture. Il me semblait que je comprenais l'essence même en n'étant pas assez érudit en anglais. Avec le temps, j'ai compris que la pièce me rejoignait parce qu'elle me ressemblait. Que quelqu'un d'autre pouvait comprendre ce qui n'était qu'une ébauche, petit gamin gris parmi des visages ensoleillés. Rendu beaucoup plus vieux, une certaine résilience prend les devants et fait dire à l'homme sombre,
C'est la vie...
Créée
le 29 août 2025
Critique lue 13 fois
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