Dimmu Borgir
8.2
Dimmu Borgir

Morceau de Dimmu Borgir (2010)

Ceux et celles qui n'écoutent pas de musique métal se servent souvent de cette citation pour tenter de se convaincre, selon moi, que leurs styles, plus accessible, fait état de référence. J'ai découvert le métal à l'adolescence et près de la cinquantaine, je n'ai toujours rien à chier d'une musique générique, trafiquée à l'excès. Pour moi, en toute franchise, la musique doit être jouée avec guitares, basse, percussions, clavier. Dans le cas contraire, il s'agit bien plus de programmation numérique qu'autre chose. Bien que de belles choses puissent en découler, mon avis demeure le même au bout du compte. Passons...


Dimmu Borgir ne fait pas parti de mes écoutes hebdomadaires. Il s'agit beaucoup plus d'une fascination pour le genre entremêlées avec un métal puissant qui flirte avec les ténèbres. La voix qui ressort de l'offre s'apparente outrageusement avec un demon qui nous ensorcelle, nous invite aux enfers, même Mephistopheles en serait convaincu en fredonnant la pièce. Il n'y à pas de brutalité, de cacophonie ou de cris perturbants. Plutôt une sorte de symphonie démoniaque qui instaure un climat lugubre, noir, glauque mais d'une lourdeur addictive. Il faut sans doute y voir un spectacle, théâtrale au possible qui jongle entre un métal aux allures gothiques et une immersion à l'intérieur d'un enfer imaginé. Plus on y goûte, plus la tension monte en puissance. Les percussions s'énervent, le temps devient plus violent, l'ambiance prend une tournure presque apocalyptique. Vocalement, au départ, on se tient dans les graves puis, vient un changement de direction vocal. Et il est difficile de décrire la voix qui prend le relais. Un mélange insolite entre l'outretombe et la petite fille possédée du démon attendant son exorcisme. Ou, encore, un extraterrestre, c'est selon... Toujours est-il que le mélange fonctionne et le sinistre environnement prédomine.


Est-ce mon genre de prédilection ? Non. En ecouterais-je souvent ? Non plus. Par contre, lorsque mon humeur privilégie l'enfer plutôt que le paradis, que je ressente l'envie de me faire raconter une histoire en musique, Dimmu Borgir excelle à la tâche...

Créée

le 28 févr. 2025

Critique lue 5 fois

Johnny B

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