Ce morceau m’a explosé au visage comme un feu d’artifice qui aurait décidé de déclarer la guerre à la gravité avec une armée de synthétiseurs survoltés. "Fuck Them All" est une véritable décharge d’adrénaline, un titre où Mylène Farmer troque la confidence pour l’insolence et transforme la colère en un hymne pop-électro d’une efficacité redoutable. Dès les premières secondes, les percussions frappent avec la puissance d’un marteau-piqueur sous caféine, les synthés rugissent comme un essaim de guêpes ayant découvert les amplis d’un stade, tandis que la basse avance avec une détermination implacable, prête à écraser le moindre doute sur son passage. La production est massive, nerveuse et d’une précision chirurgicale, empilant les textures électroniques avec un sens du spectacle qui donne au morceau une ampleur presque cinématographique. La voix de Mylène Farmer est plus combative que jamais, tantôt caressante, tantôt tranchante, comme si elle distribuait des sourires avec une lame de rasoir cachée derrière le dos. Chaque phrase est portée par une assurance contagieuse qui transforme le refrain en véritable cri de ralliement. Les paroles débordent de défiance et d’ironie, rejetant les faux-semblants et les hypocrisies avec une élégance mordante. Ici, la révolte ne hurle pas dans le vide : elle danse, elle avance, elle assume pleinement son irrévérence. J’ai eu l’impression que mes neurones organisaient un concert de rock sur le toit d’un char d’assaut pendant qu’une armée de grille-pains lançait des confettis en forme d’éclairs. Ce morceau est tellement efficace qu’il donne envie de monter le volume dès le premier refrain, tant son énergie est communicative et sa construction irrésistible. C’est une explosion sonore qui ne perd jamais son équilibre entre puissance et sophistication. Bref, un morceau à écouter très fort… jusqu’à ce que les murs demandent un autographe aux enceintes.