Retrouver ce merveilleux « Heatwave » en bonus sur « White Music » a été LA madeleine proustienne de l’année : à une époque où une grande partie de la plus brillante scène pop britannique (Franz Ferdinand, Dogs Die in Hot Cars, Kaiser Chiefs,...) se réfère à Andy Partridge comme figure tutélaire, réécouter ce ska épileptique, pétri d’une bizarrerie essentielle, et engendrant pourtant une joie irrépressible, permet aussi de remettre les pendules à l’heure : en 1978, les années Punk n’étaient pas encore si loin, et le XTC des origines savait mettre le feu – au dance-floor, mais aussi aux esprits – avec un radicalisme qui fait sans doute défaut aux jeunes gens bien peignés de ce début de XXIè siècle. [Critique écrite en 2006]