I Don’t Care
5.9
I Don’t Care

Morceau de Megadeth ()

La vie, dans toute sa splendeur, a conçu ce qui nous entoure avec des limites définies selon l'humeur du très haut lors de la création. Montagne, sable, eau, forêt, et ainsi de suite et ce tout est cohérent. Ensuite, l'humain est arrivé et a érigé des frontières selon son bon vouloir et surtout selon le pouvoir qu'il détenait comparativement à une autre nation moins puissante. Du coup, des pays se sont créés et ainsi de suite jusqu'à plus soif. Ces délimitations physiques ont pour particularité de ne pas être franchies sans autorisation. Or, l'humain a été très créatif, persuasif, fort et déterminé afin de pisser plus loin que son voisin. Il a délimité son territoire, a été conquérant pour en avoir encore plus et à établi sa supériorité face à tout autres espèces. Pourtant, et c'est là le plus important, il n'est toujours pas foutu de connaître ses propres limites et encore moins ceux des autres...


La chanson dont il est question ici fait l'apologie du je m'en foutisme en utilisant la répétition à outrance du " je m'en tape". Puis , un peu plus loin on exprime qu'on s'en cogne parce qu'assez c'est assez. Et, j'avoue que je comprends le principe et la façon d'emmener la chose. Lorsque tout nous fait profondément chier à une période de notre vie, il naît en dedans une sorte de thermomètre à merde qui nous préviendra à l'approche de la ligne rouge. Ce que j'appelle affectueusement le seuil. Il s'agit de la limite à ne pas franchir sous peine de conséquences diverses ( se rappeler des limitations terrestres qui, dépassées, peuvent vous mériter un missile longue portée dans la gueule) un peu comme le parent qui dit " là, ça suffit!". L'enfant intelligent comprend. Le petit @#$ lui, continuera afin de repousser les limites mais joue tout de même avec le feu. Une claque part si vite...


À la base, Dave Mustaine demeure un anticonformiste qui n'en fait qu'à sa tête selon bon nombre d'artistes ayant fait partie de son cercle. Un titre comme celui ci n'est donc que la continuité de sa mentalité. On pourrait qualifier la pièce comme étant féroce en se rapportant à sa voix ( et son comportement) désinvolte et une rythmique plutôt énervée qui m'inspire un geste de personne qui avance vers l'autre insolemment comme pour le provoquer. Accompagné de riffs à la Mustaine, on ne réinvente pas la roue et pourtant, ça demeure efficace. Pour autant qu'on aime le genre, Megadeth fait du Megadeth.


Maintenant, voyons si la leçon est entrée convenablement dans la tête de mes milliers de lecteurs. Le 2e paragraphe correspond vraisemblablement à ce que doit ressembler une critique. Le premier, pour sa part, constitue une mise en contexte d'une limite. Or, pour démontrer à quel point je m'en bats les couilles ( i dont care ) des conventions et ce, depuis la deuxième moitié de mes critiques sur ce site, je vais continuer à joindre la musique à mes états d'âme. Non, ce n'est pas usuel et conforme aux attentes. Le problème vient du fait que je m'en torche royalement car je déteste être mis dans une boîte ou tout le monde est pareil et où plus personne ne se distingue. J'insiste toujours sur le feeling que la chanson engendre chez moi beaucoup plus que sur la méthode du " picking" ou encore les contretemps accomplis de manière originale par le guitariste ou le batteur. La technique a son importance certes, malgré tout, je cherche préférablement à être inspiré plutôt que de déceler la manière dont est construite la pièce. Pour tout dire, je n'en ai rien à chier au grand dam de détracteurs éventuels. Et si je m'exprime ainsi, avec une désinvolture plus affirmée qu'à l'habitude, c'est qu'il y a une raison importante...


J'ai atteint une limite personnelle pour une rare fois dans ma vie et probablement dû à l'accumulation. Il est simple pour moi de le réaliser puisque l'empathie avec laquelle j'avance habituellement s'amenuise à une vitesse épeurante. Ma patience légendaire disparaît peu à peu et fait place à une agressivité plutôt malsaine qui me pousse à chercher les problèmes plutôt qu'à les régler. Je roule des yeux plus fréquemment, je quitte les discussions plus rapidement, je lance des remarques afin de provoquer. Lorsqu'on affiche nos limites et qu'elles ne sont pas respectées, ces mêmes limites diminueront encore et encore jusqu'à ce que le missile parte ( lien vers le premier paragraphe). Le plus triste dans ce merdier s'avère le 180 degrés à faire afin d'équilibrer le karma. Cette impatience qui prend forme est inversement proportionnelle à la patience qui prédominait depuis fort longtemps. Le plus stupide au final demeure que la gentillesse, l'empathie et tout le bazar devrait être préservé. Au contraire, l'humain cherche toujours à franchir la ligne, juste pour tester les limites de l'autre. Au cas où ça fonctionnerait.


Enfin, j'ai atteint le seuil. Visiblement, je ne suis plus le même ( Johnny B arrive). Si ça heurte, je m'en fous. Si ça chie, je m'en tape. Si ça saigne, bat les couilles. Si je finis tout seul comme un con enfermé à l'asile, je m'en torche. Comme Mustaine l'évoque avec raison, je m'en balance. Parce qu'un moment donné...


Enough is Enough !

Créée

le 18 févr. 2026

Critique lue 32 fois

Johnny B

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