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le 2 avr. 2017
SuivreTrompeur...
Mastodon ! Nom de groupe imposant et annonçant quelque chose de lourd me semblait-il. Et pourtant ça n'a rien de particulièrement agressif comme je m'y attendais. Au contraire, on se trouve dans un...
Ici, le monsieur fâché et sa grosse voix méchante laisse place à beaucoup plus de sentimentalité qu'auparavant, donc pas mal tout depuis leur début. D'un certain côté, ça vieilli autour, même chez les artistes et souvent, sinon toujours, on ralenti le tempo, on adoucit les pistes, on troque les cris incessants pour un trémolo plus émotif. C'est le cas ici. On est passé d'un heavy métal lourd à un hard rock/ core (!) pour en venir à insérer ce qui ressemble à une ballade. Et même si on patauge un peu dans une sauce Atreyu, il n'en demeure pas moins que le résultat convient bien à FFDP.
On y relate une douleur jamais ressenti auparavant et que celle-ci disparaîtra avec le temps, selon les gens. Tout d'abord, les gens, en ce qui me concerne et leurs conseils merdiques, ils peuvent bien aller se torcher la raie avec un lance-flame. Puis, bien que ce soit une simple chanson et qu'on ne peut pas tout prendre au pied de la lettre, il y a de ces sentiments, douleurs, émotions qui restent, comme emprisonnées dans le cœur depuis le début et ce, jusqu'à la fin.
Lorsque j'étais gamin, je ne me suis pas posé la question trop longtemps afin de savoir si j'étais différent. Entrer dans la cour d'école, tout simplement, me donnait déjà des indices de cette différence. Les autres enfants jouaient, visiblement de bonne humeur, allaient faire un câlin à un ou une amie qui arrivait, des rires et du plaisir un peu partout. Moi, je me posais des questions sur le comportement de celui à gauche, de l'attrait qu'avaient les filles envers celui à droite. Et du coup, pourquoi je n'arrivais pas, moi, a faire un certain vide dans ma tête comme mes congénères et profiter du moment, de l'enfance, des jeux simples. Bah, non. On m'avait affublé d'un cerveau autodidacte qui devait répondre à certaines questions afin de comprendre les processus sociaux avant de tenter l'intégration. Une fois intégré, on m'apprécie bien. Le problème vient beaucoup plus du fait que moi, je n'y suis pas à l'aise. Car si 101 question ressortent face à des étrangers, il faut doubler le nombre de questionnements qui suivront l'intégration à un nouveau groupe. Il y a un avantage et un inconvénient à être conçu de la sorte. Le problème réside dans une distance énorme entre mon mode de pensée face à celui des autres. Comme si on comparaît un troupeau de moutons qui trouve son bonheur en broutant et en s'amusant à démolir la tête de l'autre à coup de sabots. En arrivant dans le troupeau, ma différence fait souvent interpréter aux autres que je suis une autre espèce, probablement de la famille des loups. J'ai beau expliquer, on perçoit un loup dans la bergerie. Souvent, alors, je me retire... Toutefois, je me demandais toujours pourquoi la perception des autres était déformée à ce point pour confondre le loup et le mouton. Jusqu'à ce que je comprenne que les gens interpréteront ce qu'ils veulent, même la moins crédible des affirmations pour éviter de changer la vision qu'ils ont de la vie. Le comprendre est une chose. L'acceptation en est une autre...
Parfois, une activité est prévue pour lendemain mais on en a rien à foutre à un point tel qu'on cherche n'importe quoi pour l'éviter. Et bien à force de questionnements incessants dans ma tête probablement prise au piège quelque part sur le spectre, il en est advenu la même chose ( activité a chier) pour mon propre réveil. Comme si chaque matin, la tête se disait " ah non, merde, pas encore? " . Il y a de ces journées où j'aimerais juste arrêter le manège, avoir la tête vide, simplement être et ce, sans hamster qui me rappelle des trucs pourris d'il y a 22 ans et dont je dois aujourd'hui en comprendre la signification. Non. Je n'en ai pas envie et par dessus tout, malgré une interprétation logique, ça ne me donnera absolument rien. Mise à part une envie folle de retourner me coucher pour éteindre un peu ce cerveau qui n'a rien demandé mais qui, pour des raisons obscures, n'en fait qu'à sa tête et roule 230 km/h dans des zones de 50, la plupart du temps...
FFDP n'a, certes, pas inventé la roue. On peut parfois même les qualifier de générique tellement leur formule se répète inlassablement. Cependant, je perçois un changement dans la méthode. Il n'est plus simplement question de lourdeur et d'agressivité. On joue avec la voix caractéristique du chanteur de manière à ce qu'elle soit parfois féroce, bien entendu, mais aussi, plus vulnérable par instant. Le masque de dur a cuire fait lentement une place à l'homme, l'humain derrière celui-ci. Ce qui me semble une nette amélioration car la polyvalence vient sublimer la répétition à outrance. Et le message qui en découle m'apparaît plus authentique, moins fabriqué. Comme il le dit dans la pièce, les autres diront que ça passera, le temps s'ccupera de balayer la douleur. Il ajoute,par contre, que ces autres ne savent pas, ne comprennent pas. Et c'est exact. Nul ne sait.
A force de, il y a la tête qui tourne. Parfois aussi, elle cherche à s'échapper. Rien n'y fait. La fatigue s'installe, le retrait plus fréquent, l'impression de ne pas être à sa place. Et on comprend, avec le temps qu'on est, sans même le vouloir, devenu ce que les autres voulaient que l'on soit. Hier mouton. Devenu loup...
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il y a 4 jours
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le 2 avr. 2017
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