au lieu d'une balade dans les Monts du Vivarais,
un trekking dans tes tréfonds me suffirait
La géante:
Du temps que la Nature en sa verve puissante
Concevait chaque jour des enfants monstrueux,
J'eusse aimé vivre auprès d'une jeune géante,
Comme aux pieds d'une reine un chat voluptueux.
J'eusse aimé voir son corps fleurir avec son âme Et grandir librement
dans ses terribles jeux ; Deviner si son cœur couve une sombre flamme
Aux humides brouillards qui nagent dans ses yeux ;
**Parcourir à loisir ses magnifiques formes ;
Ramper sur le versant de ses genoux énormes,
Et parfois en été, quand les soleils malsains,
Lasse, la font s'étendre à travers la campagne, Dormir nonchalamment à
l'ombre de ses seins, Comme un hameau paisible au pied d'une montagne.**
Merci poésie webnet pour le texte de Charles Baudelaire
Merci Gérard Rocher pour la découverte via son texte
Merci à Robert Crumb qui devait aimer ce texte car il était obsédé par les grandes femmes
Merci Dubout pour ses dessins qui me reviennent à cette occasion tirés des livres de Pagnol.