Parfois, je me dis que je pense trop. Mais est-ce réellement le cas? Plus j'y pense et plus j'en suis convaincu. Alors, je rumine, j'extrapole, je déduis, j'essaie de faire simple puis je conclus. En effet, je pense trop. C'est la raison pour laquelle j'adore dormir. Je suis presque mort mais je me réveillerai demain. Le bonheur. Ça tourne toujours. Au réveil. Et c'est reparti pour un autre tour... Arrrreeeettttteeeeessss!!! " Get out get out get out of my head, RIP me apart, leave me for dead".

Pour pallier à cette vilaine habitude de laisser courir le hamster ayant sniffé sa ligne de cocaïne, plusieurs tentatives infructueuses se sont succédées. Antidépresseurs, anxiolytiques, thérapie comportementale, béhaviorisme, respiration, et j'en passe. Le problème est d'autant plus épuisant car souvent, overthinker Rime avec tourner en rond dans son propre cerveau. Par exemple, lorsqu'il est question de budget, on passe le montant reçu au tordeur en étant prudent car mon seulement on pense trop mais on anticipe ( le présent n'est pas assez drainant, il faut se projeter dans l'avenir) les coups de putes possibles. Ainsi, le montant de 1000 est décortiqué jusqu'à confirmation personnelle que la bonne formule a été appliquée. Ce simple exercice peut avoir lieu à répétition maintes et maintes fois. Au cas où. De plus, ces calculs répétés se produisent partout. Au travail durant une tâche, sur les chiottes, pendant que tu me racontes ton weekend, en conduisant... Ça fait profondément chier le système car il y a toujours une alerte qui clignote dans le cerveau. Tout est potentiellement un danger, une épreuve, un évènement à prévoir, ou rien du tout si on ajoute au supplice le fait d'être un peu paranoïaque. Dormir, c'est mourir un peu selon le dicton. Laissez moi pour mort quelques jours alors...


C'est de cela, et sans s'y limiter, que parle la chanson. Au prise avec des pensées incessantes, comme hypnotisé par une force maléfique, ça tourne en boucle et on lance le cri du coeur d'arrêter le manège avant de vomir sa vie sur le rebord du monde. J'y entend une demande de pause plus qu'une volonté de mourir. Qu'à cela ne tienne, une fois embourbé dans cette foutue spirale de merde, parfois, a l'image d'une trop forte migraine, on en a absolument rien à foutre si un train nous passe dessus. La tête va tellement vite qu'on se demande si les autres réfléchissent un peu car les non sens s'accumulent à une rapidité déconcertante. Comme on s'en torche des autres, on interprète que la réponse est non et on envie les cons de ne pas s'en faire avec une certaine décence logique. Homer Simpson est un imbécile à n'en point douter. Mais il est heureux.


Face à une demande, le hamster cocaïnomane semble être en manque de substance tellement ça roule. Si on répond à la demande initiale, enfin, un sursis de pensées. Dans le cas contraire, 357 questions apparaissent de nulle part et pourrissent la vie. Et ça part: "d'accord, on me cherche, non c'est un oubli, le temps a manqué, c'était peut être trop demandé, ta gueule, ça prend 3 minutes, manque d'intérêt, imbécilité, paresse, le monde me fait chier, je veux dormir...".


Enfin, on est comme on naît. Certains ont la faculté de réflexion, d'autres en sont dépourvus. L'alcool diminue le flot mais engendre une accoutumance qui sera de connivence avec la tête pour te le faire payer le double. C'est une des raisons pourquoi je crache des mots à tous vents ( souvent uniquement pour vider la tête et non pour offrir un contenu décent). Ça libère une partie, et, par la même occasion, ça permet de se plaindre à un public imaginaire à laquelle on fait une montée de lait. Mais je confirme, c'est réellement comme un parasite qui s'introduit dans le cerveau pour faire chier. On a simplement l'envie de dire à cette merde:


Get out get out get out of my head, RIP me apart, leave me for dead".



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il y a 5 jours

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