La chanson est de Cécile Caulier et a été écrite en 1959 en hommage à une actrice Sylvia Lopez morte à l'âge de 26 ans des suites d'une maladie foudroyante. La chanson sera interprétée par Françoise Hardy en 1964 et connaîtra un grand succès.
Comme Ronsard l'avait fait quelques siècles plus tôt, la chanson exprime combien est éphémère la beauté à travers la brièveté de la vie d'une rose. Il n'y a guère que la mort qui soit certaine en ce bas monde …
"On est bien peu de choses"
Mais à la différence de Ronsard qui s'adresse (en quelque sorte) à la rose, ici, c'est la rose qui s'exprime et déplore la brièveté de sa condition.
J'aime beaucoup le calme des paroles et l'absence de pathos devant une vérité incontournable, presque cosmique de la condition humaine.
La douceur de la voix de Françoise Hardy, fraîche au début pour décrire l'épanouissement de la rose, s'assombrit lorsqu'elle évoque la mort qui s'installe.
"Et je sens que je tombe
Et je sens que je tombe
Mon cœur est presque nu
J'ai le pied dans la tombe
Déjà, je ne suis plus"
C'est cette acceptation tranquille du destin qui est finalement bouleversante.
https://www.youtube.com/watch?v=2ICFtXx546A