Je ne sais pas si on peut qualifier un morceau de musique métal avec le qualificatif beau. Viril, énergique, furieux possiblement mais de là à dire que c'est beau? Pourtant, c'est ce que je ressens à l'écoute de certaines chansons comme celle-ci. PowerWolf y arrive aussi à sa manière. Déjà le titre a ce côté poétique plaisant à voir dans un monde brutal comme les guerriers qu'ils incarnent musicalement ( au nom de la rose). On décrit l'œuvre comme une ballade qui implique un amour jusqu'à ce que la mort vienne séparer les concernés. Comme j'aimerais y croire. En fait non, j'y crois, mon père l'a vécu. Simplement, moi, je n'y ai pas eu droit...


Pour une ballade, on y a mit la sauce au niveau de l'intensité. Elle demeure lourde et profonde dans sa conception, plus posée au niveau vocal même si le ton n'a rien de la chanson d'amour type. J'irais plus pour ballade heavy issue d'un théâtre orchestrale (!). Pour faire court, pour une ballade, ça déménage. Pourtant, on y ressent aisément une sincérité, une profondeur qui sublime la lourdeur, l'intensité métal proprement dite. En somme, ça ressemble beaucoup à un cri du cœur à la sauce viking. La froideur de la langue allemande habituelle fait alors place à de l'émotion, du ressenti, un dépôt d'arme momentané afin de les remplacer par la rose sacrée. Chose surprenante concernant ce groupe, les refrains émotif. Il n'est pas rare que l'on commence les pistes sur les chapeaux de roues. L'émotion, elle, se présente au refrain et prend son envol pour en arriver à quelque chose de touchant? De poignant? De... Beau. Il y a de la beauté à travers la grisaille...


J'ajouterais aussi l'aspect complet de l'œuvre. À l'écoute, on peut distinguer plusieurs apports tels que du violon, des chœurs, parfois une voix de femme sur d'autres chansons. Là où plusieurs groupes demeurent conventionnels avec 3 ou 4 instruments, Fueurschwanz compose avec une panoplie et force est d'admettre que l'amalgame fonctionne et ce de manière inspiré. Et face à une inspiration aussi assumée, on n'a visiblement pas d'autres choix que de se sentir happé par l'énergie comme faisant partie du périple musical.


Si j'arrive à ressentir ces trucs et comprendre l'essence du message, je dois avouer qu'il m'est impossible toutefois de me projeter dans l'idée, dans l'idéal proposé étant ici un amour pour toujours. Honnêtement, je n'y crois pas malgré y avoir déjà cru. Le symbole demeure fort et particulièrement inspirant pour qui désire rêver à ce genre de scénario. J'ai plutôt décidé de terminer le temps qui me reste à vivre en laissant s'évanouir la romance malgré la beauté qui en découle. J'ai aussi cessé d'espérer des amours qui n'ont pas de réciprocité. Je ne pourrais pas , de toute façon, forcer la main, convaincre quelqu'un de ma valeur, si valeur il y a, bien entendu. Je ne peux qu'aimer, de mon côté, en n'esperant rien en retour. Ainsi, on pourrait conclure que je laisse mourir le concept d'amour en ma direction tout en aimant et ce, jusqu'à la mort, ceux que j'aime.


Au nom de la rose, l'amour se meurt..


Créée

le 17 avr. 2026

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Johnny B

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